REFLEXIONS D’ UNE LIBERTINE
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J’ai cherché LIBERTE sur le dictionnaire, et une liste interminable m’est apparu, inspirant la positivité; sur de nombreux points on en revient au coté universel de
ce droit fondamental qui nous est cher. « LIBERTE, égalité, fraternité » … V oyez plutôt:
liberté [lib
εʀte]
liberté nom commun - féminin ( libertés )
*. caractère (de ce qui s'accomplit) sans entrave, sans contrainte ou sans obligation
garder une totale liberté d'action
*. fait de ne pas être retenu prisonnier
rendre la liberté à un prisonnier
*. possibilité d'agir à sa guise, en dehors de toute dépendance ou de tout contrôle
*. droit reconnu par la loi aux individus ou aux groupes d'agir ou de se déterminer en toute autonomie (dans un domaine particulier)
liberté d'association • liberté de culte • liberté d'enseignement • liberté d'expression • liberté syndicale • la liberté du commerce • liberté d'entreprise
*. état indépendant ou autonome (d'un peuple ou d'un pays qui n'est pas soumis à une domination étrangère ou à un pouvoir tyrannique)
Synonyme: indépendance
*. absence de gêne, de contrainte ou de réserve
ils se sont expliqués avec une grande liberté
*. état d'une personne qui n'est pas soumise à l'esclavage ou à la servitude
donner la liberté à un esclave
liberté locution nominale - féminin ; singulier
*. le principe politique qui assure aux individus et aux groupes la possibilité de jouir pleinement de leurs droits au sein d'une société
les défenseurs de la liberté
prendre la liberté de locution verbale
1. se permettre de (faire quelque chose)
Synonyme: oser
J ai par la suite cherché LIBERTIN
libertin [lib
εʀt]
*libertin adjectif ( libertine, libertins, libertines )
1. caractérisé par l'immoralisme et la débauche (soutenu)
une conduite libertine et dissolue
2. qui représente des situations érotiques (soutenu)
une gravure libertine
*libertin nom commun - masculin, féminin ( libertine, libertins, libertines )
1. personne qui se livre sans retenue aux plaisirs charnels dans le mépris de la morale commune
une libertine sans foi ni loi
2. histoire philosophe qui en France au XVIIe siècle revendiquait la liberté de pensée religieuse et la liberté des mœurs
les libertins face aux dévots
Tout a coup le ton est beaucoup plus négatif et accusateur, pourtant il y a bien « liberté » dans l’étymologie de ce mot, c’est un paradoxe qui me plait beaucoup. Des la première phrase
deux mots me frappent « immoralisme » et « débauche » , la morale prive-t-elle donc de liberté? Pourquoi le plaisir sexuel est devenu si vil? Pourquoi le
libertinage ne pourrait pas s’exercer de façon saine, sans en arriver a la débauche ?
débauche: recherche excessive et malsaine du plaisir, notamment sexuel.
En quoi le plaisir est-il malsain?
plaisir [pl
εziʀ]
*plaisir nom commun - masculin ( plaisirs )
1. ce qui est source d'émotion agréable ou de joie
2. émotion ou sensation agréables
Synonyme: joie
Synonyme: bonheur
*. jouissance sexuelle
tu m'as donné beaucoup de plaisir
[…]
Encore un paradoxe, comment quelque chose dont les synonymes sont joie et bonheur, pourrait rendre sa recherche même excessive malsaine?
La copulation est pourtant du point de vue scientifique essentielle pour la survie de l’espèce c’est ce qui permet de donner la vie , et si Mère Nature a trouvé plus ingénieux de rajouter une
notion de plaisir a cette pratique ce n’est pas sans raisons, c’est simplement pour être sure qu’avec notre esprit compliqué d’être humain, nous ne négligerions pas cette action vitale pour
l’espèce.
J ai lu qu’il y a longtemps avant que naissent l’église et le christianisme, il existait des rituels, ou un homme et une femme,juchés sur un autel, livrés aux yeux de leurs freres spirituels
s’accouplaient De cette façon l’homme en atteignant l’orgasme , y trouvé une fenêtre ouverte vers Dieu, une sorte de transe divine, le sexe était alors glorifié, et divinatoire, cependant il y
avait un hic ; pour résumer : l’importance de la femme dans ce rituel dérangé profondément l’autorité patriarcale, les femmes furent écartaient du clergé , pourquoi si nous sommes le sexe faible
remarque-t on autant des hommes pour nous brimer nous écarter du culte, et la hiérarchie spirituelle , on attache une bete féroce qui nous fait peur et non pas une petite souris inoffenssive,
aucune femme ne donne de messe a notre époque encore. La seule femme importante dans l’église est la Vierge Marie! Qui est donc par définition vierge.
L’église très influente autrefois a conditionnés nos cerveaux , elle condamne et considère comme un pêcher un accouplement qui ne se ferait pas dans le but de procréer, d’où l’illogisme de
l’homosexualité pour eux, ou l‘inutilité de la contraception . L’enfer en réponse aux pécheurs, promettait les pires souffrances , loin de Mère Nature qui dans sa bonté, nous octroya la
possibilité de jouir, lors du plus bel acte humain qui soit; elle a créé un concept de plaisir, pour garantir la continuité de l’humanité, un cocon qui nous enveloppe et nous accompagne tout au
long de nos ébats, rend les femmes disposées a la fécondation, en déconnectant leur cerveau sous l’effet de l’ocytocine, l’hormone du plaisir , qui est aussi celle qui favorise le lien unissant
la mère et l’enfant lors de la tétée.
Tout ceci pour en revenir a Mère Nature qui savait bien ce qu’elle faisait en nous autorisant le désir, le plaisir, l’orgasme, la jouissance; une combinaison d’hormones déversées directement dans
le sang, selon les ordres du cerveau, a l’image d’un logiciel qui produirait les émotions, les sensations diverses selon certaines données: des stimulations visuelles , olfactives ou encore
tactiles, des zones du corps rendues plus érogènes que d’autres avec un choix très logique , une programmation infaillible pour assurer la reproduction.
C’est donc tout Naturellement que je conçois le libertinage, une façon de se faire du bien en faisant intervenir des sujets qui stimuleront d’avantages notre cerveau afin de connaître une
multitudes de plaisirs et de sensations physiques ou psychiques, sans que cela soit pour autant méprisable ou abject; bien sur ceci est mon ressenti, du a mon expérience et a l’histoire de mon
couple. On ne devient pas libertin du jour au lendemain, c’est un long processus de complicité entre un homme et une femme. De longues conversations, confessions a l’être aimé, une telle
connivence que le couple prend une notion d’unité, de lien indéfectible qui fait que, du moment que ceci se fait en présence et avec le consentement de l‘autre, l’acte sexuel d’une moitié avec
une autre personne devient l’acte sexuel de l’unité, même si l’autre n’y prend pas part physiquement, il y prend part moralement, une équation très excitante. Le cerveau peut être dompter si l’on
change les paramètres que nous a inculqué notre éducation et notre Histoire
Une émotion qui serait selon les circonstances, une souffrance, pour celui qui voit sa moitié s’ébattre avec un autre, devient une jouissance de l’esprit, a condition que nous le décidions. Car
même en étant libertine je ne supporterai pas de rentrer chez moi, et trouver mon mari avec une autre; cela doit être une démarche que l’on décide d’effectuer ensemble, comme si l’on changeait
momentanément les règles du jeu et que les perdants seraient les gagnants, lors d’une course par exemple personne ne passerait la ligne d’arrivée, dans notre cas la souffrance et la tristesse en
seraient les concurrents.
J’aime le sexe, le plaisir dois-je en avoir honte? Irai-je en enfer? Je suis très fière de la complicité qui m’uni a mon mari, il fait vraiment parti de moi et je sais qu’il prend son pied en
même tant que moi, lorsque, entourée de plusieurs hommes je libère mes instincts primaires de satisfactions, lorsque j’use des combinaisons d’hormones et que j’explore au plus profond de mon âme,
les pièces obscures et secrètes où siégent mes fantasmes, et où les inhibitions sont malvenues et bannies.
La routine sexuelle n’existe pas dans notre vocabulaire, même si nos pulsions et nos envies viennent par vagues, et ne sont pas régulières, et que nous avons ,comme tout le monde ,des moments ou
notre libido est vulnérable a la fatigue et au stress; en d’autre termes nous ne sommes pas des acharnés qui baisent trois fois par jour; nous avons simplement ouvert toutes les portes sans
craintes et sans tabous ce qui nous donne un état d’esprit et une vision du couple sûrement différentes des autres, ou la routine n’a pas sa place.
Chaque sortie ou rencontre est singulière; pas les mêmes lieux, pas les même personnes, pas les mêmes circonstances; et chaque ébat intime dans notre foyer a une saveur différente, lorsque nous
avouons a l’autre ,les fantasmes ou les envies qui ont germés récemment, dans le jardin secret que nous cultivons ensemble .